<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Renaissance Saintoise</title><link>http://www.renaissance-saintoise.org</link><description>Renaissance Saintoise</description><item><title>Le Pont, la Cabane et la Croix</title><description>
 
 
je pose sur la cabane l&amp;rsquo;ombre de mon c&amp;oelig;ur dans l&amp;rsquo;espoir que ce symbole de la g&amp;eacute;n&amp;eacute;rosit&amp;eacute; saura parler au c&amp;oelig;ur des amoureux de la Camargue. 
 
 
 
La supplique de la Croix.&amp;nbsp; 
 
 
A ma naissance, en 1926, je fus install&amp;eacute;e sur un terre-plein sableux face &amp;agrave; la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e. Quelques ann&amp;eacute;es plus tard, je fus transf&amp;eacute;r&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e du village &amp;agrave; proximit&amp;eacute; du Pont du Mort. L&amp;agrave;, entre mer et &amp;eacute;tang, au milieu des enganes je me sentais encore plus camarguaise. Les gardians qui conduisaient les taureaux pour la course aux saintes me saluaient &amp;agrave; chacun de leur passage sur le pont du Mort. Pr&amp;egrave;s de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tang des Launes, je coulais des jours tranquilles mais si le cadre &amp;eacute;tait merveilleux, il y manquait un peu de vie. Aussi, quand en 1951, on vint construire, tout &amp;agrave; c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de l&amp;agrave;, une authentique cabane de gardian, ce fut pour moi un grand bonheur. Enfin, je voyais vivre la Camargue.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Depuis plus de soixante ans nous composons, le Pont, la Cabane et moi, un m&amp;ecirc;me tableau, une m&amp;ecirc;me culture et une m&amp;ecirc;me m&amp;eacute;moire. Aussi, je le dis tout net, j&amp;rsquo;aime la rose et j&amp;rsquo;aime le vent mais je ne veux pas finir au bout d&amp;rsquo;une esplanade en b&amp;eacute;ton ! 
 

L&amp;rsquo;&amp;eacute;crin qui m&amp;rsquo;accueille depuis si longtemps et qui magnifie les symboles que je repr&amp;eacute;sente doit rester &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de la Camargue. D&amp;eacute;truire mon amie la Cabane c&amp;rsquo;est comme d&amp;eacute;couper une partie du tableau, effacer un coin de notre m&amp;eacute;moire et profaner notre ch&amp;egrave;re culture. Alors, aujourd&amp;rsquo;hui, je pose sur elle l&amp;rsquo;ombre de mon c&amp;oelig;ur dans l&amp;rsquo;espoir que ce symbole de la g&amp;eacute;n&amp;eacute;rosit&amp;eacute; saura parler au c&amp;oelig;ur des amoureux de la Camargue. 
 

Messieurs les d&amp;eacute;cideurs, si les symboles que je repr&amp;eacute;sente ont encore un sens pour vous, rangez vos tractopelles et votre b&amp;eacute;ton&amp;nbsp; et ne touchez pas &amp;agrave; la Cabane du Pont du Mort.&amp;nbsp;  
</description><pubDate>22/01/2012 12:32:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=46</link></item><item><title>Laisse beton</title><description>
 
Le 13 janvier dernier, la mairie des Saintes Maries de la mer a fait apposer un permis de d&amp;eacute;molir sur le mur de la cabane de gardian du Pont du Mort. 
Depuis plus de 60 ans, la Croix de Camargue et la magnifique cabane de gardian du Pont du Mort se compl&amp;egrave;tent pour composer un merveilleux d&amp;eacute;cor empreint d&amp;rsquo;une grande authenticit&amp;eacute;. Construite en 1951, dans le respect des r&amp;egrave;gles de l&amp;rsquo;art par l&amp;rsquo;artisan cabanier saintois Maurice Verollet, cette cabane repr&amp;eacute;sente un savoir-faire et un art de vivre qui font partie int&amp;eacute;grante de notre patrimoine, de notre culture et de notre m&amp;eacute;moire collective que nous avons l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rieux devoir de pr&amp;eacute;server. 
 
L&amp;rsquo;esplanade de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tang des Launes.&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
 
En r&amp;eacute;ponse &amp;agrave; l&amp;rsquo;un de ses conseillers municipaux qui lui demandait si &amp;laquo; l&amp;rsquo;esplanade de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tang des Launes &amp;eacute;tait incluse dans la 4&amp;egrave;me tranche de la promenade du bord de mer &amp;raquo;, le maire a d&amp;eacute;ni&amp;eacute; le terme d&amp;rsquo;esplanade en pr&amp;eacute;cisant qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agissait de &amp;laquo; r&amp;eacute;aliser un espace culturel pour mettre en valeur la Croix de Camargue et le Pont du Mort &amp;raquo; (1). Voil&amp;agrave; une pr&amp;eacute;caution oratoire dont l&amp;rsquo;inconsistance en dit long sur les intentions r&amp;eacute;elles de la municipalit&amp;eacute;. En premi&amp;egrave;re &amp;eacute;tape, le projet conditionnel porte sur la r&amp;eacute;alisation d&amp;rsquo;une promenade en b&amp;eacute;ton d&amp;eacute;sactiv&amp;eacute; d&amp;eacute;cor&amp;eacute;, en son centre, par une rose des vents ! Ce projet, vide de tout sens culturel ou m&amp;eacute;moriel, est d&amp;rsquo;autant plus ubuesque que la future promenade va jouxter le passage existant qui emprunte une voie communale pour acc&amp;eacute;der au Pont du Mort et au site de la Croix de Camargue dans un d&amp;eacute;cor empreint d&amp;rsquo;une superbe authenticit&amp;eacute; paysag&amp;egrave;re et patrimoniale. La solution consistant &amp;agrave; r&amp;eacute;habiliter le passage existant &amp;eacute;tant probablement trop simple et pas assez co&amp;ucirc;teuse, les urbanistes municipaux, dont la culture s&amp;rsquo;inscrit davantage dans le b&amp;eacute;ton que dans la sagne, ont d&amp;eacute;cid&amp;eacute; d&amp;rsquo;en construire un nouveau&amp;nbsp; en rasant, au passage, la magnifique cabane de gardian du Pont du Mort. 
 
 
 
A la vue de ce plan, affich&amp;eacute; en mairie, on mesure bien le carat&amp;egrave;re inutile de l&apos;am&amp;eacute;nagement projet&amp;eacute;. 
 
 
Passage en force.&amp;nbsp; 
 
Ce projet est d&amp;rsquo;autant plus aberrant qu&amp;rsquo;il d&amp;eacute;roge aux prescriptions du POS visant &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les &amp;laquo; cabanes du Front de Mer &amp;raquo;. En effet, le POS stipule notamment que &amp;laquo; la zone UPM qui recouvre l&amp;rsquo;ensemble des cabanes de gardian longeant l&amp;rsquo;Avenue Riquette Aubanel doit &amp;ecirc;tre enti&amp;egrave;rement pr&amp;eacute;serv&amp;eacute;e &amp;raquo;. A ce titre, le secteur concern&amp;eacute; fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;un plan d&amp;eacute;taill&amp;eacute; qui inclut la parcelle cadastr&amp;eacute;e 43 sur laquelle est construite la cabane que la commune veut d&amp;eacute;truire. Enfin, alors que l&amp;rsquo;habitation vis&amp;eacute;e,&amp;nbsp; &amp;agrave; notre connaissance, n&amp;rsquo;est toujours pas propri&amp;eacute;t&amp;eacute; de la commune, les autorit&amp;eacute;s municipales ont pr&amp;eacute;venu la locataire qui occupe les lieux, en toute l&amp;eacute;galit&amp;eacute;, depuis 32 ans, qu&amp;rsquo;elle serait expuls&amp;eacute;e d&amp;egrave;s la fin de la tr&amp;ecirc;ve hivernale.&amp;nbsp; 
 
 
 
 
 
Une promenade qui co&amp;ucirc;te cher.&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
 
Outre son inutilit&amp;eacute; et l&amp;rsquo;absurdit&amp;eacute; urbanistique et sociale qui le caract&amp;eacute;risent, ce projet repr&amp;eacute;sente une v&amp;eacute;ritable gabegie financi&amp;egrave;re. En effet, alors qu&amp;rsquo;il existe aujourd&amp;rsquo;hui une solution gratuite et satisfaisante, la r&amp;eacute;alisation d&amp;rsquo;une promenade b&amp;eacute;tonn&amp;eacute;e, qui implique le rachat de la cabane, sa d&amp;eacute;molition plus le b&amp;eacute;ton et la rose des vents, devrait engendrer une d&amp;eacute;pense de l&amp;rsquo;ordre de 150000 euros pay&amp;eacute;e par les contribuables saintois.&amp;nbsp;&amp;nbsp; A ce propos, les explications livr&amp;eacute;es par le maire lors de la r&amp;eacute;union du Conseil Municipal du 21 juillet 2011 apporte un &amp;eacute;clairage particulier sur les motivations municipales. Ainsi, le premier magistrat saintois rappelle que, depuis 1995, la commune a consacr&amp;eacute; 357 millions d&amp;rsquo;euros &amp;agrave; l&amp;rsquo;am&amp;eacute;nagement du village. Autrement dit, la qualit&amp;eacute; de la gestion municipale serait directement proportionnelle au montant de l&amp;rsquo;argent public d&amp;eacute;pens&amp;eacute;.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans une telle approche, la promenade inutile &amp;agrave; 150000 euros prend tout son sens. Voil&amp;agrave; qui n&amp;rsquo;est pas de nature &amp;agrave; rassurer les contribuables saintois, dont l&amp;rsquo;immuable taux d&amp;rsquo;imposition se situe en 6&amp;egrave;me position sur les 129 communes des Bouches du Rh&amp;ocirc;ne. Encore un petit effort et nous serons les premiers !&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
 
(1) : Compte rendu de la s&amp;eacute;ance du Conseil Municipal du 21 juillet 2011, page 30 du bulletin municipal de d&amp;eacute;cembre 2011.</description><pubDate>22/01/2012 12:15:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=45</link></item><item><title>Repli stratgique.</title><description>Repli strat&amp;eacute;gique ou capitulation ? 
 
 


Face au danger que repr&amp;eacute;sente l&amp;rsquo;&amp;eacute;rosion marine pour la Camargue, la Charte r&amp;eacute;vis&amp;eacute;e du Parc pr&amp;eacute;voit la mise en &amp;oelig;uvre d&amp;rsquo;un plan strat&amp;eacute;gique de gestion du trait de c&amp;ocirc;te et du risque de submersion marine dans les termes suivants : 

&amp;quot;L&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des ouvrages de protection r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s sur l&amp;rsquo;ensemble du littoral du delta, de l&amp;rsquo;Espiguette &amp;agrave; Port-Saint-Louis-du-Rh&amp;ocirc;ne, doit faire l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une &amp;eacute;valuation des avantages au regard des co&amp;ucirc;ts, pour valoriser les solutions les mieux adapt&amp;eacute;es et pour identifier les ouvrages qui auraient eu l&amp;rsquo;effet inverse &amp;agrave; savoir une aggravation de l&amp;rsquo;&amp;eacute;rosion marine.Sur les secteurs &amp;agrave; fort enjeu, des techniques appropri&amp;eacute;es (enrochements, rechargement en sable &amp;agrave; partir des exc&amp;eacute;dents de s&amp;eacute;diments sous-marins de zones c&amp;ocirc;ti&amp;egrave;res en extension ou tout autre mat&amp;eacute;riau adapt&amp;eacute;&amp;hellip;) pourront &amp;ecirc;tre envisag&amp;eacute;es localement. Sur les zones o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;ampleur du risque de submersion marine conduit &amp;agrave; renoncer au maintien des protections actuelles, des protections de second rang, en retrait des dispositifs existants, doivent &amp;ecirc;tre mises en &amp;oelig;uvre.

Sur le littoral du Parc, trois modes de gestion sont pr&amp;eacute;conis&amp;eacute;s en fonction des enjeux et du niveau de risque : organisation de la d&amp;eacute;fense ; maintien ou restauration d&amp;rsquo;un fonctionnement naturel ; repli strat&amp;eacute;gique. [&amp;hellip; ]

Organisation de la d&amp;eacute;fense.

Le seul secteur concern&amp;eacute; par l&amp;rsquo;organisation de la d&amp;eacute;fense est l&amp;rsquo;embouchure du Petit Rh&amp;ocirc;ne, le village des Saintes-Maries-de-la-Mer du Petit Rh&amp;ocirc;ne (plage du Grand Radeau) jusqu&amp;rsquo;au Pertuis de La Fourcade (plage est). Ce lin&amp;eacute;aire donne une garantie suffisante afin d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter le contournement du village par ses cot&amp;eacute;s est et ouest. En effet malgr&amp;eacute; la pr&amp;eacute;sence du d&amp;eacute;bouch&amp;eacute; du Petit Rh&amp;ocirc;ne &amp;agrave; la mer situ&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;ouest imm&amp;eacute;diat de la zone urbaine du village des Saintes-Maries-de-la-Mer, celui-ci ne constitue pas une barri&amp;egrave;re naturelle suffisante pour assurer une protection contre les submersions marines lors des temp&amp;ecirc;tes de secteur sud &amp;agrave; sud ouest. Toutefois en fonction des analyses fines de contexte et de dynamique marine sur ce secteur particulier du littoral, des solutions de bourrelet de second rang sont &amp;agrave; envisager.

Restauration du fonctionnement naturel.

Le maintien ou la restauration du fonctionnement naturel sera privil&amp;eacute;gi&amp;eacute; dans les zones o&amp;ugrave; il y a peu d&amp;rsquo;enjeux socio-&amp;eacute;conomiques et/ou en accr&amp;eacute;tion ou stable. 
D&amp;rsquo;un lin&amp;eacute;aire total de 35 km, les secteurs concern&amp;eacute;s sont : du Pertuis de la Fourcade &amp;agrave; la digue de V&amp;eacute;ran (au niveau du Phare de Beauduc) : plage Est des Saintes-Maries-de-la-Mer, plage de la R&amp;eacute;serve Nationale, pointe de Beauduc ; La plage de Pi&amp;eacute;manson ; La fl&amp;egrave;che de la Gracieuse.

Repli strat&amp;eacute;gique.

Le repli strat&amp;eacute;gique est &amp;agrave; privil&amp;eacute;gier dans les secteurs affect&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;&amp;eacute;rosion (et/ou la submersion) sur lesquels des enjeux forts en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral peu nombreux sont d&amp;eacute;pla&amp;ccedil;ables : Littoral de la Camargue saintoise (du Rh&amp;ocirc;ne Vif au Grand Radeau) ; Du phare de Beauduc au phare de Faraman.&amp;quot;</description><pubDate>27/04/2011 18:06:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=44</link></item><item><title>Le Seigneur des anneaux.</title><description>
 
Les projets municipaux font toujours de grosses manchettes dans &amp;quot;La Provence&amp;quot; avant de faire des ronds dans l&apos;eau ... du port.


Bataille de chiffres.

A la Une de l&amp;rsquo;&amp;eacute;dition du 28 f&amp;eacute;vrier 2009 du journal La Provence,&amp;nbsp; le directeur de la Semis annon&amp;ccedil;ait fi&amp;egrave;rement le doublement de la capacit&amp;eacute; de Port Gardian d&amp;rsquo;ici 2010, c&apos;est-&amp;agrave;-dire hier. En janvier 2011, &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion de la c&amp;eacute;r&amp;eacute;monie de pr&amp;eacute;sentation des v&amp;oelig;ux, le maire des Saintes a remis ce projet &amp;agrave; l&amp;rsquo;ordre du jour. 

Une fois pass&amp;eacute; l&amp;rsquo;effet de surprise d&amp;ucirc; &amp;agrave; l&amp;rsquo;imminence annonc&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;ach&amp;egrave;vement des travaux qui, &amp;agrave; ce jour, n&amp;rsquo;ont toujours pas d&amp;eacute;but&amp;eacute;s, nous avons cherch&amp;eacute; &amp;agrave; savoir quelle &amp;eacute;tait la taille pr&amp;eacute;cise de l&amp;rsquo;agrandissement envisag&amp;eacute; de mani&amp;egrave;re a en mesurer l&amp;rsquo;impact sur le trait de c&amp;ocirc;te du port. Exercice d&amp;eacute;licat car si Roland Chassain, &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion de la visite d&amp;rsquo;Alain Marleix (1) du 19 juillet 2008, annon&amp;ccedil;ait une extension de 500 anneaux, le directeur de la Semis indiquait, quant-&amp;agrave; lui, que Port Gardian allait passer de 370 &amp;agrave; 600 anneaux soit un agrandissement de 230 anneaux. Enfin, pour clarifier les choses, le premier magistrat saintois d&amp;eacute;clarait dans &amp;quot;La Provence&amp;quot; du&amp;nbsp; 4 mars 2009 que l&amp;rsquo;extension du Port serait finalement de 350 anneaux en pr&amp;eacute;cisant&amp;nbsp;&amp;nbsp; toutefois : &amp;laquo; pas avant 4 ou 5 ans &amp;raquo;. 

La plage aux bateaux.

Bref, cette cacophonie portuaire n&amp;rsquo;est pas faite pour nous &amp;eacute;clairer et l&amp;rsquo;on peut l&amp;eacute;gitimement se demander si les promoteurs de ce rocambolesque projet en ont bien &amp;eacute;valu&amp;eacute; tous les risques. En effet, alors que les scientifiques &amp;eacute;mettent des doutes sur l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute;, &amp;agrave; long terme, des ouvrages de protection en dur, ce projet accentuerait encore un peu plus l&amp;rsquo;artificialisation par enrochement du rivage saintois. Dans un tel contexte, est-il bien raisonnable de&amp;nbsp; charcuter la plage des ar&amp;egrave;nes pour y creuser un dortoir &amp;agrave; bateaux ? Pourtant la temp&amp;ecirc;te de novembre 1982 est encore pr&amp;eacute;sente dans toutes les m&amp;eacute;moires, ou presque. Et surtout, que l&amp;rsquo;on ne vienne pas nous sortir l&amp;rsquo;argument&amp;nbsp; du &amp;laquo; deux en un &amp;raquo; selon lequel la protection du village passe&amp;nbsp; par la construction d&amp;rsquo;un port dont la digue remplirait une double fonction en prot&amp;eacute;geant &amp;agrave; la fois les bateaux et les habitations. Tant qu&amp;rsquo;on y est, pourquoi pas une marina ?&amp;nbsp; 

Outre le danger de submersion marine, ce projet pr&amp;eacute;sente toutes les caract&amp;eacute;ristiques d&amp;rsquo;une v&amp;eacute;ritable gabegie financi&amp;egrave;re. En effet, le co&amp;ucirc;t moyen de construction d&amp;rsquo;un anneau &amp;eacute;tant estim&amp;eacute; &amp;agrave; 50 K, ceci nous conduirait all&amp;egrave;grement &amp;agrave; un budget pr&amp;eacute;visionnel oscillant entre 13,5 et 25 millions d&amp;rsquo;euros selon que l&amp;rsquo;on se fie aux d&amp;eacute;clarations du directeur ou du pr&amp;eacute;sident de la Semis. Du reste, n&amp;rsquo;est-il pas surprenant de constater, un an apr&amp;egrave;s la fin annonc&amp;eacute;e du chantier, qu&amp;rsquo;aucun plan de financement n&amp;rsquo;a encore &amp;eacute;t&amp;eacute; rendu public. Par ailleurs, s&amp;rsquo;agissant d&amp;rsquo;investissements lourds, Il serait int&amp;eacute;ressant de&amp;nbsp; conna&amp;icirc;tre le retour sur investissement escompt&amp;eacute;. 

Notre village aurait-il vocation a devenir un Saint-Tropez camarguais ? Enfin, est-ce bien raisonnable d&amp;rsquo;ajouter le risque financier au risque naturel, au b&amp;eacute;n&amp;eacute;fice de quelques plaisanciers, quand les saintois s&amp;rsquo;interrogent encore sur la vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; potentielle des ouvrages de protection actuels. Esp&amp;eacute;rons que les autorit&amp;eacute;s publiques engloutiront ce projet insens&amp;eacute; avant qu&amp;rsquo;une temp&amp;ecirc;te ne s&amp;rsquo;en charge.  
 
 
 
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Enrochement du littoral saintois.
 
Temp&amp;ecirc;te Xynthia, un an apr&amp;egrave;s.

Le 17 f&amp;eacute;vrier 2011, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET a pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; les actions fortes de l&amp;rsquo;Etat en mati&amp;egrave;re de pr&amp;eacute;vention des inondations un an apr&amp;egrave;s la temp&amp;ecirc;te Xynthia. Un des axes prioritaires concerne la ma&amp;icirc;trise de l&amp;rsquo;urbanisation dans les zones &amp;agrave; risque. A ce titre, notre village fait partie des 242 communes qui devront &amp;eacute;laborer un plan de pr&amp;eacute;vention des risques littoraux dans un d&amp;eacute;lai de 3 ans. Par ailleurs, les directives gouvernementales stipulent qu&amp;rsquo;aucune construction de digue ne pourra &amp;ecirc;tre autoris&amp;eacute;e pour ouvrir de nouveaux secteurs &amp;agrave; l&amp;rsquo;urbanisation. 

(1) : Alain Marleix &amp;eacute;tait secr&amp;eacute;taire d&apos;&amp;Eacute;tat &amp;agrave; l&apos;Int&amp;eacute;rieur et aux Collectivit&amp;eacute;s territoriales. 
 
 
 
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Port Gardian
 

Qui va payer ?


La SEMIS est une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; anonyme d&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie mixte locale dont l&amp;rsquo;actionnaire majoritaire est la commune des Saintes Maries de la Mer. Elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;e en 1983 pour prendre en charge la gestion de Port Gardian.Depuis, son p&amp;eacute;rim&amp;egrave;tre d&amp;rsquo;activit&amp;eacute; s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tendu et elle assure d&amp;eacute;sormais la gestion et la commercialisation de nombreuses activit&amp;eacute;s touristiques de la station. Elle exploite notamment les 2 campings municipaux (1200 et 420 emplacements), Port Gardian (370 anneaux), l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole de voile, le Palais des Congr&amp;egrave;s, les parkings et aires de camping-car, la visite de la terrasse de l&amp;rsquo;&amp;eacute;glise, le mus&amp;eacute;e Baroncelli et le mini golf.

Bon an, mal an, la SEMIS parvient difficilement &amp;agrave; &amp;eacute;quilibrer ses comptes. Ainsi, depuis plusieurs ann&amp;eacute;es, le chiffre d&amp;rsquo;affaire net peine &amp;agrave; couvrir les d&amp;eacute;penses d&amp;rsquo;exploitation (2). Avec un capital social de 628 k et une&amp;nbsp; capacit&amp;eacute; d&amp;rsquo;autofinancement de l&amp;rsquo;ordre de 500 k, on voit mal comment cette soci&amp;eacute;t&amp;eacute; pourrait lever les fonds n&amp;eacute;cessaires pour financer le projet d&amp;rsquo;agrandissement du port dont le retour sur investissement est al&amp;eacute;atoire et &amp;agrave; long terme. Alors, qui va payer sinon les contribuables ?&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 

(2) : source www.verif.fr (d&amp;eacute;pot l&amp;eacute;gal des comptes)



</description><pubDate>27/04/2011 17:19:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=43</link></item><item><title>Les cabanes de Van Gogh.</title><description>Les cabanes saintines ont inspir&amp;eacute; Van Gogh.

En juin 1888, Vincent Van Gogh est venu passer une semaine aux Saintes Maries de la Mer au cours de laquelle il r&amp;eacute;alisa onze dessins, sept huiles et une aquarelle. Parmi ses sources d&amp;rsquo;inspiration, on trouve 2 toiles et plusieurs dessins qui repr&amp;eacute;sentent des chaumi&amp;egrave;res et des cabanes dans lesquelles vivaient une bonne partie des quelque 800 habitants que comptait le village &amp;agrave; cette &amp;eacute;poque
 


Rue aux Saintes-Maries  

cette peinture &amp;agrave; l&apos;huile est l&apos;un des deux tableaux sur lequel Van Gogh peignit des maisonnettes au toit de chaume. A gauche au premier plan, on aper&amp;ccedil;oit une maisonnette dont la toiture&amp;nbsp; arrondie &amp;eacute;voque une croupe de sagne. La rue o&amp;ugrave; elles se trouvaient est l&apos;actuelle rue Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Mistral. 



Vue des Saintes-Maries et du cimeti&amp;egrave;re 

Ce dessin &amp;agrave; la plume repr&amp;eacute;sente un alignement de maisonnettes ou de cabanes situ&amp;eacute;es rue Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Mistral. Au fond, on aper&amp;ccedil;oit le cimeti&amp;egrave;re qui, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, se trouvait en bord de mer (&amp;agrave; proximit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;emplacement actuel des ar&amp;egrave;nes).&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
 


Cabanes blanches aux Saintes-Maries 

ce tableau est&amp;nbsp; &amp;eacute;voqu&amp;eacute;&amp;nbsp; par Van Gogh dans une lettre envoy&amp;eacute;e &amp;agrave; sa s&amp;oelig;ur, Wilhelmina Van Gogh, en septembre 1888 : &amp;laquo; les cabanes blanches sous le ciel bleu dans de la verdure que j&apos;ai faites &amp;agrave; Saintes-Maries au bord de la M&amp;eacute;diterran&amp;eacute;e &amp;raquo;. 




Paysage &amp;agrave; la cabane en Camargue 

Sur ce dessin &amp;agrave; la plume, on distingue la forme caract&amp;eacute;ristique d&apos;une cabane de sagne &amp;agrave; abside avec la saillie du chevron axial de croupe qui pointe obliquement vers le ciel.&amp;nbsp; Cette b&amp;acirc;tisse, qui semble se situer en bordure de marais, est typique de la cabane camarguaise. 
 
</description><pubDate>27/04/2011 16:45:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=42</link></item><item><title>Les chevaux de Mistral</title><description>C&amp;egrave;nt ego blanco 
 
Dans le quatri&amp;egrave;me chant du magnifique po&amp;egrave;me Mir&amp;egrave;io (Mireille), Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Mistral exalte la fougue et l&amp;rsquo;insoumission des chevaux de Camargue. C&amp;rsquo;est Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Mistral lui-m&amp;ecirc;me qui a r&amp;eacute;alis&amp;eacute; la traduction en fran&amp;ccedil;ais de cet ardent po&amp;egrave;me.  
 
 
 
 
C&amp;egrave;nt ego blanco ! La creniero,
Coume la sagno di sagniero,
Oundejanto, fougouso, e franco d&amp;oacute;u cis&amp;egrave;u :
Dins sis ard&amp;egrave;ntis abrivado,
Quand pi&amp;egrave;i partien, descaussanado,
Coume la cherpo d&apos;uno fado
En dessus de si cou floutavo dins lou c&amp;egrave;u. 

Vergougno &amp;agrave; tu, ra&amp;ccedil;o oumenenco !
Li cavaloto camarguenco,
Au pougn&amp;egrave;nt esperoun que i&apos;estrasso lou flanc,
Coume &amp;agrave; la man que li caresso,
Li yegu&amp;egrave;ron jamai soumesso.
Encabestrado p&amp;egrave;r treitesso,
N&apos;ai vist despatria liuen d&amp;oacute;u p&amp;agrave;ti salan ; 

E &apos;n jour, d&apos;un bound rabin e proumte,
Embardassa quau que li mounte,
D&apos;un galop avala vint l&amp;egrave;go de palun,
La narro au v&amp;egrave;nt ! e revengudo
Au Vacar&amp;egrave;s, que soun nascudo,
Apr&amp;egrave;s d&amp;egrave;s an d&apos;esclavitudo,
Respira de la mar lou libre salabrun. 

Qu&apos;aquelo meno souvagino,
Soun elemen es la marino :
D&amp;oacute;u c&amp;agrave;rri de Netune escapado segur,
Es encarotencho d&apos;escumo ;
E quand la mar boufo e s&apos;embrumo,
Que di veiss&amp;egrave;u peton li gumo,
Li grignoun de Camargo endihon de bonur ; 

E fan brusi coume uno chasso
Sa longo coque i&amp;eacute; tirasso ;
E gravachon lou s&amp;ograve;u ; e s&amp;egrave;nton dins sa car
Intra lou trent d&amp;oacute;u di&amp;eacute;u terrible
Qu&apos;en un barrejadis ourrible
M&amp;ograve;u la temp&amp;egrave;sto e l&apos;endoulible,
E bourroulo de-founs li toumple de la mar. 
 
 
 
 
Cent cavales blanches ! La crini&amp;egrave;re,
Comme la massette des marais,
Ondoyante, touffue, et franche du ciseau :
Dans leurs ardents &amp;eacute;lans,
Lorsqu&amp;rsquo;elles partaient ensuite, effr&amp;eacute;n&amp;eacute;es,
Comme l&amp;rsquo;&amp;eacute;charpe d&amp;rsquo;une f&amp;eacute;e,
Au-dessus de leurs cous, elle flottait dans le ciel.

Honte &amp;agrave; toi, race humaine !
Les cavales de Camargue,
Au poignant &amp;eacute;peron qui leur d&amp;eacute;chire le flanc,
Comme &amp;agrave; la main qui les caresse,
Jamais on ne les vit soumises.
Enchev&amp;ecirc;tr&amp;eacute;es par trahison,
J&amp;rsquo;en ai vu exiler loin des prairies salines ;

Et un jour, d&amp;rsquo;un bond rev&amp;ecirc;che et prompt,
Jeter bas quiconque les monte,
D&amp;rsquo;un galop d&amp;eacute;vorer vingt lieues de mar&amp;eacute;cages,
Flairant le vent ! et revenues
Au Vacar&amp;egrave;s, o&amp;ugrave; elles naquirent,
Apr&amp;egrave;s dix ans d&amp;rsquo;esclavage,
Respirer l&amp;rsquo;&amp;eacute;manation sal&amp;eacute;e et libre de la mer.

Car de cette race sauvage,
La mer est l&apos;&amp;eacute;l&amp;eacute;ment :
Du char de Neptune &amp;eacute;chapp&amp;eacute;e sans doute,
Elle est encore teinte d&amp;rsquo;&amp;eacute;cume ;
Et quand la mer souffle et s&amp;rsquo;assombrit,
Quand des vaisseaux rompent les c&amp;acirc;bles,
Les &amp;eacute;talons de Camargue hennissent de bonheur ;

Et font claquer comme la ficelle d&amp;rsquo;un fouet
Leur longue queue tra&amp;icirc;nante,
Et grattent le sol, et sentent dans leur chair
Entrer le trident du Dieu terrible
Qui, dans un horrible p&amp;ecirc;le-m&amp;ecirc;le,
Meut la temp&amp;ecirc;te et le d&amp;eacute;luge,
Et bouleverse de fond en comble les ab&amp;icirc;mes de la mer. 
 
 


 
</description><pubDate>27/04/2011 15:41:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=41</link></item><item><title>La cabane de Daudet.</title><description>Alphonse Daudet, grand admirateur et ami de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Mistral, a &amp;eacute;crit en proven&amp;ccedil;al ce po&amp;egrave;me d&amp;eacute;di&amp;eacute; &amp;agrave; la cabane camarguaise. 
 
Coumo fai bon quand lou mistrau
 Pico &amp;agrave; la porto em&amp;eacute; si bano
 Estre soulet dins la cabano
 Tout soulet coumo un mas de Crau
 E v&amp;egrave;ire p&amp;egrave;r un pichot trau
 Alin, b&amp;egrave;n liuen, dins lis engano
 Lusi li palun de Girau
 E r&amp;egrave;n ausi que lou mistrau
 Picant la porto em&amp;eacute; si bano,
 Pi&amp;egrave;i de t&amp;egrave;ms en t&amp;egrave;ms li campano
 Di rosso de la tour d&amp;ograve;u Brau !... 

  
 
 
Comme il fait bon quand le mistral 
 Frappe &amp;agrave; la porte avec ses cornes 
 &amp;Ecirc;tre tout seul dans la cabane 
 Tout seul comme un mas de Crau 
 Et voir par un petit trou 
 L&amp;agrave;-bas, loin, dans les salicornes 
 Luire les marais de Giraud 
 Et ne rien entendre que le mistral 
 Frappant &amp;agrave; la porte avec ses cornes 
 Puis de temps &amp;agrave; autre les clochettes 
 Des chevaux de la tour de Brau !... 

  
 
 
La cabane de Sylvette aux Saintes Maries de la Mer. 
 
 
 
</description><pubDate>27/04/2011 10:15:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=40</link></item><item><title>La buse du canal.</title><description>

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0
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Le d&amp;eacute;bit de l&apos;eau.
 

La municipalit&amp;eacute; a r&amp;eacute;cemment fait proc&amp;eacute;der &amp;agrave; la construction d&amp;rsquo;un large passage permettant le franchissement du canal des Launes &amp;agrave; proximit&amp;eacute; du pont Noir. Au del&amp;agrave; de&amp;nbsp; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tonnement que peut susciter la construction d&amp;rsquo;un passage &amp;agrave; c&amp;ocirc;t&amp;eacute; d&amp;rsquo;un pont, c&amp;rsquo;est la technique utilis&amp;eacute;e qui peut poser probl&amp;egrave;me. En effet, l&amp;rsquo;ouvrage a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute; selon la m&amp;eacute;thode du busage, avec une seule buse sur une longueur d&amp;rsquo;une dizaine de m&amp;egrave;tres pour assurer l&amp;rsquo;&amp;eacute;coulement de l&amp;rsquo;eau.&amp;nbsp;
&amp;nbsp;

Ouvrage r&amp;eacute;alis&amp;eacute; &amp;agrave; proximit&amp;eacute; du &amp;quot;pont Noir&amp;quot; avec une seule buse. 

 

Ainsi, le gabarit du canal des Launes est pass&amp;eacute; d&amp;rsquo;un potentiel de l&amp;rsquo;ordre de 6 m2 &amp;agrave; 0,785 m2. Ajout&amp;eacute; &amp;agrave; la faiblesse du courant, cet ouvrage en forme d&amp;rsquo;entonnoir aura pour cons&amp;eacute;quence de r&amp;eacute;duire le d&amp;eacute;bit nominal du canal dans des proportions consid&amp;eacute;rables. Or, le canal des Launes a pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment pour fonction d&amp;rsquo;&amp;eacute;vacuer les eaux pluviales pour tout l&amp;rsquo;ouest du village, ainsi, plusieurs collecteurs d&amp;eacute;bouchent dans le canal tout au long de sa partie urbanis&amp;eacute;e.
&amp;nbsp;  

Des explications vaseuses.
 

 
Selon nos informations, ces travaux auraient pour but de permettre le passage des engins utilis&amp;eacute;s pour l&amp;rsquo;entretien du canal. Il est vrai que les ouvertures r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es sur la dune du bord de mer provoquent un apport consid&amp;eacute;rable de sable dans le canal qui n&amp;eacute;cessiterait des curages fr&amp;eacute;quents. A ce propos, une &amp;eacute;tude hydrologique r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e par des experts en 2004 pointait d&amp;eacute;j&amp;agrave; ce probl&amp;egrave;me (1) : &amp;laquo; A l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e ouest des Saintes Maries de la Mer, la dune le long du littoral a &amp;eacute;t&amp;eacute; ouverte pour faciliter l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s aux plages. Cet am&amp;eacute;nagement a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute; sans prendre en compte les quantit&amp;eacute;s importantes de sable apport&amp;eacute;es au canal des Launes longeant cette digue. les intrusions sont telles que le canal a besoin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre dessabl&amp;eacute; par un curage sur presque toute sa longueur &amp;raquo;.&amp;nbsp; Inutile de pr&amp;eacute;ciser qu&amp;rsquo;aucun curage n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute; depuis la cr&amp;eacute;ation du passage.  

 

 

De larges br&amp;egrave;ches ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ouvertes dans la dune pour faciliter l&apos;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; la plage. 

 

 
Du reste, &amp;agrave; quoi cela servirait-il de curer le canal pour accro&amp;icirc;tre son gabarit alors que le passage permanent qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; construit pour permettre l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s des engins constitue, en aval, une limite physique au passage de l&amp;rsquo;eau &amp;eacute;gale au diam&amp;egrave;tre de la buse diminu&amp;eacute; de la vase qui a d&amp;eacute;j&amp;agrave; commenc&amp;eacute; &amp;agrave; se d&amp;eacute;poser &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur ? Pour le coup, on marche sur la t&amp;ecirc;te!  

 

 
Au passage, entre autres bizarreries, nous observons que l&amp;rsquo;ouvrage situ&amp;eacute; en amont des collecteurs se trouve &amp;eacute;quip&amp;eacute; de deux buses quand celui qui se trouve en aval n&amp;rsquo;en poss&amp;egrave;de qu&amp;rsquo;une seule. En somme,&amp;nbsp; plus le d&amp;eacute;bit potentiel de l&amp;rsquo;eau est important et plus le gabarit du canal est r&amp;eacute;duit. Voil&amp;agrave; une bien curieuse fa&amp;ccedil;on de concevoir l&amp;rsquo;ing&amp;eacute;nierie de l&amp;rsquo;hydraulique des canaux qui est pourtant une sp&amp;eacute;cialit&amp;eacute; camarguaise depuis des si&amp;egrave;cles. Par ailleurs, du fait de son architecture en forme d&amp;rsquo;entonnoir, l&amp;rsquo;ouvrage provoquera in&amp;eacute;vitablement un effet de barrage entra&amp;icirc;nant la r&amp;eacute;tention de toutes sortes de d&amp;eacute;tritus susceptibles de boucher l&amp;rsquo;orifice de l&amp;rsquo;unique buse. Dans ces conditions, que se passera-t-il &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion des futurs &amp;eacute;pisodes pluvieux intenses tel que celui de d&amp;eacute;cembre 2003 o&amp;ugrave; les pr&amp;eacute;cipitations atteignirent pr&amp;egrave;s de 400 mm en une seule nuit ?
 

 

Ouvrage r&amp;eacute;alis&amp;eacute; en amont avec 2 buses. 

&amp;nbsp;
Pour accentuer encore un peu plus le d&amp;eacute;fit au bon sens que constitue cette op&amp;eacute;ration, le comblement du canal a &amp;eacute;t&amp;eacute; effectu&amp;eacute; avec du sable de plage recouvert de terre en surface.
&amp;nbsp;
Ainsi, on pr&amp;eacute;l&amp;egrave;ve du sable de plage au d&amp;eacute;triment de la protection du littoral contre le risque de submersion marine pour le d&amp;eacute;verser dans le canal des Launes au risque de provoquer, un jour, une inondation par&amp;nbsp; l&amp;rsquo;eau douce. Comprenne qui pourra  

 

 
A ce jour, le seul engin qui utilise le passage est la d&amp;eacute;broussailleuse municipale qui vient r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement d&amp;eacute;vaster la roseli&amp;egrave;re qui borde l&amp;rsquo;&amp;eacute;tang des Launes. Les canards et poules d&amp;rsquo;eau iront faire leurs nids ailleurs.
 

 

Le Pont du Mort vers 1930 (carte postale B. Vieilleville _ Lyon) 

&amp;nbsp;
Jadis, les responsables de l&amp;rsquo;urbanisme de notre village savaient faire preuve de bon go&amp;ucirc;t et de bon sens. Ainsi, pour franchir le canal des Launes, ils construisaient de jolis petits ponts, en harmonie avec le paysage, qui inspiraient les peintres, les photographes et les po&amp;egrave;tes. Il est peu probable que l&amp;rsquo;on voit un jour la buse du canal sur une carte postale ou sur la toile d&amp;rsquo;un peintre. Triste &amp;eacute;poque.
 

 

Couv&amp;eacute;e de canards n&amp;eacute;s au bord de l&apos;&amp;eacute;tang des Launes. 

&amp;nbsp;
&amp;nbsp;</description><pubDate>26/04/2011 18:01:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=39</link></item><item><title>1943 : la naissance de VOVO</title><description>

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21



Folklore municipal.
 


En apprenant, &amp;agrave; la lecture&amp;nbsp; du bulletin municipal, que notre article&amp;nbsp; consacr&amp;eacute; &amp;agrave; Vovo dans notre pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente lettre d&amp;rsquo;infos, &amp;eacute;tait &amp;laquo; truff&amp;eacute;&amp;nbsp; d&amp;rsquo;erreurs &amp;raquo;, nous nous sommes enquis, aupr&amp;egrave;s des experts municipaux, de la nature desdites erreurs afin de les rectifier et de rendre sa v&amp;eacute;rit&amp;eacute; au mythe de Vovo.  

 


V&amp;eacute;rification faite, il semblerait que la controverse municipale porterait sur l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e de naissance de Vovo que nous avons situ&amp;eacute;e en 1943 et non en 1944.
 


Toujours dans le bulletin municipal, monsieur De Murcia regrette que nous n&amp;rsquo;ayons pas sollicit&amp;eacute; ses services pour obtenir &amp;laquo; les bonnes informations &amp;raquo;. Nous en sommes d&amp;eacute;sol&amp;eacute;s, mais il faut bien dire, &amp;agrave; notre d&amp;eacute;charge, qu&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s que le maire eut invit&amp;eacute; &amp;laquo; toutes les jeunes filles &amp;agrave; venir aux Saintes pour toucher&amp;nbsp; les testicules&amp;nbsp; de Vovo&amp;nbsp; car&amp;nbsp; il parait que cela porte bonheur &amp;raquo; (1), apr&amp;egrave;s que la sculpture du c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre taureau fut bizarrement lubrifi&amp;eacute;e&amp;nbsp; avec de la graisse noire et apr&amp;egrave;s que le document officiel, publi&amp;eacute; par la mairie, fit na&amp;icirc;tre Vovo le jour de No&amp;euml;l, nous avons estim&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rable d&amp;rsquo;en appeler &amp;agrave; nos propres afeciouna pour raconter la v&amp;eacute;ritable histoire de ce cocardier de l&amp;eacute;gende.  

&amp;nbsp;

Coup de barri&amp;egrave;re de VOVO sur Fidani. (photo de presse).
 


Le r&amp;eacute;cit d&amp;rsquo;Aubanel.
 


Bien &amp;eacute;videmment il n&amp;rsquo;existe aucun t&amp;eacute;moin visuel de la naissance de Vovo car sa m&amp;egrave;re Gyptis a mis bas, un jour d&amp;rsquo;automne, dans la solitude des enganes du Clamadou. 

Aussi,&amp;nbsp; la th&amp;egrave;se folklorique&amp;nbsp; reprise dans la version municipale est d&apos;autant plus sujette &amp;agrave; caution qu&apos;elle se veut pr&amp;eacute;cise au point d&apos;affirmer que la naissance eut lieu le jour de No&amp;euml;l. En fait, cette version trouve probablement son origine dans un opuscule intitul&amp;eacute; &amp;laquo; 1896&amp;ndash;1996 :&amp;nbsp; Centenari de la manado Santenco Baroncelli &amp;ndash; Aubanel &amp;raquo;, qui fut publi&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion du centenaire de la manade. Ce document, reprenant un t&amp;eacute;moignage&amp;nbsp;&amp;nbsp; d&amp;rsquo;Aubanel, retrace la naissance de Vovo dans les termes suivants :&amp;nbsp; &amp;laquo; Gyptis s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait &amp;eacute;chapp&amp;eacute;e de Beauvoisin, &amp;eacute;tait descendue jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; Gallician, et avait gagn&amp;eacute; le Grand Radeau. Le jour de N&amp;ouml;el 1944, la vache met bas : ce petit veau, n&amp;eacute; loin de la manade sera le Grand Vovo &amp;raquo;.  

 


Comme il est dit dans ce t&amp;eacute;moignage, le petit veau est n&amp;eacute; loin de la manade, et donc loin du regard des Aubanel qui r&amp;eacute;cup&amp;eacute;r&amp;egrave;rent Vovo et sa m&amp;egrave;re Gyptis un an et demi apr&amp;egrave;s la naissance. Par ailleurs, Aubanel situe la rencontre entre Gyptis et l&amp;rsquo;&amp;eacute;talon Provence au Grand Radeau alors qu&amp;rsquo;en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; celle-ci eu lieu au Clamadou, la manade Raynaud n&amp;rsquo;&amp;eacute;tant arriv&amp;eacute;e au Grand Radeau qu&amp;rsquo;en 1945.  

 


Le r&amp;eacute;cit des fr&amp;egrave;res Raynaud.
 


A l&amp;rsquo;occasion de la comm&amp;eacute;moration du centenaire de la manade Raynaud en 2004, un document expos&amp;eacute; retra&amp;ccedil;ait la naissance de Vovo dans les termes suivants : &amp;laquo; RECIT VECU, RACONTE PAR MARCEL RAYNAUD SUR LA NAISSANCE DE VOVO . La manade Raynaud &amp;eacute;tait au&amp;nbsp; Clamadou&amp;nbsp; en hiver 1942&amp;ndash;1943. La vache Gyptis s&amp;rsquo;&amp;eacute;tant &amp;eacute;chapp&amp;eacute;e &amp;agrave; la bandido de Beauvoisin, fin &amp;eacute;t&amp;eacute; 1942, arrive dans les marais de Capette. Un matin, Marcel Raynaud gardait les b&amp;ecirc;tes dans la baisse d&amp;rsquo;Albert (au Clamadou), il voit une vache qui arrive de Sylv&amp;eacute;r&amp;eacute;al, c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait Gyptis. Sit&amp;ocirc;t arriv&amp;eacute;e dans la manade, elle fut saillie par le taureau Provence. Vovo naquit en novembre 1943. (Les veaux n&amp;eacute;s en fin d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e font partie de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e suivante d&amp;rsquo;o&amp;ugrave; 1944) Elle restera toute l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 1943 chez les Raynaud et ceux-ci ont rendu la vache et son veau &amp;agrave; Monsieur Aubanel en ao&amp;ucirc;t 1944 au Cailar ... &amp;raquo;  

 



Document pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; lors de l&apos;exposition consacr&amp;eacute;e au centenaire de la manade Raynaud en 2004. 

 


Bien que le t&amp;eacute;moignage de Marcel Raynaud soit suffisamment pr&amp;eacute;cis et cr&amp;eacute;dible, notamment pour le distingo entre la naissance biologique et la naissance &amp;quot;administrative&amp;quot; de Vovo, nous avons n&amp;eacute;anmoins cherch&amp;eacute; a l&amp;rsquo;&amp;eacute;tayer en le contextualisant.
 


Cette histoire se d&amp;eacute;roule durant la seconde guerre mondiale entre 1942 et 1944. Au lendemain de la d&amp;eacute;faite de la France, la course libre venait d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre interdite et ce n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;&amp;agrave; la suite d&amp;rsquo;une requ&amp;ecirc;te formul&amp;eacute;e par le Marquis de Baroncelli aupr&amp;egrave;s des autorit&amp;eacute;s fran&amp;ccedil;aises de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque qu&amp;rsquo;elles purent reprendre l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e suivante (2). Durant toutes ces ann&amp;eacute;es de guerre, l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; de la&amp;nbsp; bouvine tourne au ralenti et les manadiers, victimes des restrictions et des braconniers, survivent comme ils peuvent. Il faudra attendre la lib&amp;eacute;ration pour assister &amp;agrave; une v&amp;eacute;ritable reprise des courses libres et de l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; taurine.  

 


La rencontre.
 


Si le mill&amp;eacute;sime de naissance de Vovo peut &amp;ecirc;tre sujet &amp;agrave; d&amp;eacute;bat, en revanche, les faits li&amp;eacute;s &amp;agrave; la fugue de Gyptis et &amp;agrave; sa rencontre avec Provence sont, quant &amp;agrave; eux, &amp;eacute;tablis avec exactitude tant pour ce qui concerne les lieux que la saisonnalit&amp;eacute;. Ainsi,&amp;nbsp; l&amp;rsquo;histoire d&amp;eacute;buta &amp;agrave; Beauvoisin, pendant une bandido, en fin d&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute;, la rencontre des deux animaux eut lieu au Clamadou au milieu de l&amp;rsquo;hiver suivant et Vovo naquit &amp;agrave; l&amp;rsquo;automne.
 

Le Clamadou (3).
 


En 1943, Marcel et Jean Raynaud &amp;eacute;taient &amp;acirc;g&amp;eacute;s respectivement de 15 et 13 ans. Ils &amp;eacute;taient d&amp;eacute;j&amp;agrave; gardians &amp;agrave; temps plein et passaient l&amp;rsquo;hiver &amp;agrave; la cabane du Clamadou o&amp;ugrave; les conditions de vie &amp;eacute;taient particuli&amp;egrave;rement difficiles.  

 


Par ailleurs, Gyptis n&amp;rsquo;appartenait pas &amp;agrave; la manade Raynaud et l&amp;rsquo;&amp;eacute;talon Provence, qui n&amp;rsquo;avait effectu&amp;eacute; que deux courses d&amp;rsquo;emboul&amp;eacute;s, &amp;eacute;tait consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme un taureau tr&amp;egrave;s ordinaire. Du reste, &amp;agrave; la lib&amp;eacute;ration, le malheureux Provence fit partie du lot des b&amp;ecirc;tes qui furent d&amp;eacute;sign&amp;eacute;es pour &amp;ecirc;tre abattues &amp;agrave; la demande du Comit&amp;eacute; de la Lib&amp;eacute;ration d&amp;rsquo;Aigues-Mortes pour fournir de la viande aux populations qui manquaient cruellement de nourriture. Bien s&amp;ucirc;r, en 1945, nul ne pouvait imaginer la future carri&amp;egrave;re de Vovo, sans quoi son g&amp;eacute;niteur e&amp;ucirc;t probablement &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;pargn&amp;eacute;.
 


&amp;nbsp;Autant dire que dans un tel contexte, l&amp;rsquo;aventure de Gyptis avec Provence et la naissance de leur veau n&amp;rsquo;&amp;eacute;taient pas une pr&amp;eacute;occupation majeure pour les deux jeunes gardians. Ceci peut &amp;eacute;ventuellement expliquer un certain flou sur les dates dans les diff&amp;eacute;rents r&amp;eacute;cits qui relatent cet &amp;eacute;v&amp;egrave;nement.
&amp;nbsp;
Le Bois des Ri&amp;egrave;ges.
 


La manade Baroncelli louait un territoire appartenant &amp;agrave; la Compagnie des Salins, qui comprenait notamment le Bois des Ri&amp;egrave;ges.
 


Apr&amp;egrave;s&amp;nbsp; l&amp;rsquo;invasion de la zone sud par les troupes allemandes en novembre 1942, la situation de la manade des Saintes-Maries devint critique &amp;agrave; la suite de la r&amp;eacute;quisition totale du domaine du Marquis par les forces d&amp;rsquo;occupation. A la demande expresse d&amp;rsquo;Aubanel, la direction de P&amp;eacute;chiney accepta alors de poursuivre la location du Bois des Ri&amp;egrave;ges &amp;agrave; la manade Baroncelli &amp;ndash; Aubanel (4).
 



Le mas du Simb&amp;egrave;u en 1930 (carte postale Aprin). 

 


Sous l&amp;rsquo;effet de l&amp;rsquo;occupation allemande, qui s&amp;rsquo;intensifia en 1943, la situation de la manade Raynaud devint &amp;agrave; son tour pr&amp;eacute;occupante. C&amp;rsquo;est alors qu&amp;rsquo;Aubanel proposa de l&amp;rsquo;accueillir au Bois des Ri&amp;egrave;ges. Ce s&amp;eacute;jour est &amp;eacute;voqu&amp;eacute; dans le livre &amp;laquo; La Dynastie des Raynaud 1904&amp;ndash;2004 &amp;raquo; &amp;agrave; la page 43 : &amp;laquo; A cette &amp;eacute;poque on n&amp;rsquo;h&amp;eacute;sitait pas &amp;agrave; m&amp;eacute;langer carr&amp;eacute;ment les manades. La derni&amp;egrave;re fois que nous l&amp;rsquo;avons fait, c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait en 1943&amp;ndash;1944 pendant la derni&amp;egrave;re guerre. C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait l&amp;rsquo;occupation et&amp;nbsp; Aubanel, le gendre du Marquis, nous a pris sur le Bois des Ri&amp;egrave;ges aux Saintes-Maries parce qu&amp;rsquo;on ne savait plus o&amp;ugrave; aller.Tout &amp;eacute;tait occup&amp;eacute;, min&amp;eacute;. On &amp;eacute;tait pratiquement sur la route avec les taureaux [...] Voil&amp;agrave; o&amp;ugrave; nous avons pass&amp;eacute;, nous Marcel et Jean, peut-&amp;ecirc;tre le plus bel hiver de notre vie avec Bonnafous, &amp;agrave; garder sur le Bois des Ri&amp;egrave;ges &amp;raquo;.  

 


Dans le m&amp;ecirc;me ouvrage, &amp;agrave; la page 91, le s&amp;eacute;jour de la manade Raynaud au Bois des Ri&amp;egrave;ges est dat&amp;eacute; en 1942&amp;ndash;1943. Toutefois, cette version est certainement erron&amp;eacute;e car le narrateur dit :&amp;nbsp; &amp;laquo; nous &amp;eacute;tions sous l&amp;rsquo;occupation [&amp;hellip;] en octobre 1942 &amp;raquo;. Or, l&apos;occupation de la zone sud a commenc&amp;eacute; le mois suivant et les troupes allemandes ne sont arriv&amp;eacute;es aux Saintes-Maries-de-la-Mer que le 16 novembre 1942.
&amp;nbsp;
Le Marquis de Baroncelli fut contraint de quitter le mas du Simb&amp;egrave;u &amp;agrave; la mi-f&amp;eacute;vrier 1943 et se r&amp;eacute;fugia dans une maison du village avant de regagner Avignon o&amp;ugrave; il mourut le 15 d&amp;eacute;cembre de la m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e. Le mas du Simb&amp;egrave;u fut d&amp;eacute;truit par les allemands en 1944.  

 


Tous ces faits confortent la th&amp;egrave;se selon laquelle c&amp;rsquo;est bien &amp;agrave; l&amp;rsquo;automne 1943 que la manade Raynaud a rejoint la manade Aubanel au bois des Ri&amp;egrave;ges pour y passer l&amp;rsquo;hiver. Comment Gyptis aurait-elle pu&amp;nbsp; rencontrer Provence en janvier ou f&amp;eacute;vrier 1944&amp;nbsp; au Clamadou puisque l&amp;rsquo;&amp;eacute;talon des Raynaud se trouvait&amp;nbsp; au Bois des Ri&amp;egrave;ges &amp;agrave; ce moment l&amp;agrave;. Ainsi, l&amp;rsquo;idylle taurine aurait bien eu lieu en janvier ou f&amp;eacute;vrier 1943 et Vovo serait n&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 9 mois plus tard, soit en octobre ou novembre de la m&amp;ecirc;me ann&amp;eacute;e.
&amp;nbsp;
Les d&amp;eacute;buts de Vovo.
 


Les fr&amp;egrave;res Raynaud relatent ainsi la premi&amp;egrave;re sortie de Vovo (3), &amp;laquo; La vie publique de Vovo a commenc&amp;eacute; par une abrivado alors qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait doublen et nous y avons particip&amp;eacute;. On donnait un coup de main au p&amp;egrave;re Aubanel &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion de la f&amp;ecirc;te des Saintes [...] Aubanel voulait mener ce jour l&amp;agrave; ce fils de Gyptis pour voir son comportement en piste. Nous sommes en 1946, il a bien deux ans. on &amp;eacute;tait parti du sauvage &amp;agrave; cheval, pour aller chez Aubanel faire la ferrade du 26 mai pour la journ&amp;eacute;e Baroncellienne &amp;raquo;. A la lumi&amp;egrave;re de ce r&amp;eacute;cit v&amp;eacute;cu, Vovo aurait fait sa premi&amp;egrave;re apparition publique en mai 1946 alors qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait&amp;nbsp; doublen et qu&amp;rsquo;il avait&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;laquo; bien deux ans &amp;raquo; ce qui doit &amp;ecirc;tre compris comme &amp;laquo; il avait plus de deux ans &amp;raquo;.  

 


Or, si Vovo &amp;eacute;tait n&amp;eacute; le 25 d&amp;eacute;cembre 1944, en mai 1946 il n&amp;rsquo;aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; qu&amp;rsquo;un anouble &amp;acirc;g&amp;eacute; de moins d&amp;rsquo;un an et demi, ce qui parait bien jeune pour lui faire effectuer un premier test en piste. Au cours de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 1946, les afeciouna purent voir Vovo &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre &amp;agrave; plusieurs reprises (5). En ao&amp;ucirc;t, De Montaud Manse avait besoin d&amp;rsquo;un doublen pour compl&amp;eacute;ter une course qu&amp;rsquo;il devait donner &amp;agrave; Saint Laurent d&amp;rsquo;Aigouze et Henri Aubanel lui pr&amp;ecirc;ta Vovo. Quinze jours plus tard, il se trouvait incorpor&amp;eacute; avec des pensionnaires de Raynaud &amp;agrave; Saint-Geni&amp;egrave;s-des-Mourgues. Ses premi&amp;egrave;res col&amp;egrave;res, qu&amp;rsquo;il assouvit contre les planches, d&amp;eacute;cha&amp;icirc;n&amp;egrave;rent l&amp;rsquo;enthousiasme du public.
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Le 20 septembre 1946, il &amp;eacute;tait &amp;agrave; Mouri&amp;egrave;s et&amp;nbsp; c&amp;rsquo;est le raseteur Simian qui inaugura l&amp;rsquo;impressionnante s&amp;eacute;rie de &amp;laquo; roustes &amp;raquo; monumentales qu&amp;rsquo;il a distribu&amp;eacute; tout au long de sa carri&amp;egrave;re de cocardier.&amp;nbsp;  

 


M&amp;ecirc;me si Vovo &amp;eacute;tait un surdou&amp;eacute; de la course libre, il est peu probable qu&amp;rsquo;un anouble&amp;nbsp; n&amp;eacute; le jour de No&amp;euml;l 1944 ait pu r&amp;eacute;aliser autant de sorties spectaculaires et probantes durant le printemps et l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; 1946.  

 


La part du myst&amp;egrave;re.
 


Les diff&amp;eacute;rents t&amp;eacute;moignages que nous venons d&amp;rsquo;&amp;eacute;voquer, en les repla&amp;ccedil;ant dans le contexte de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, confortent ind&amp;eacute;niablement l&amp;rsquo;hypoth&amp;egrave;se selon laquelle Vovo serait n&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;automne 1943 et non le jour de No&amp;euml;l 1944. Quoi qu&amp;rsquo;il en soit, la naissance singuli&amp;egrave;re de Vovo gardera &amp;agrave; jamais sa part de myst&amp;egrave;re, ce qui ne fait qu&amp;rsquo;ajouter au mythe de ce taureau d&amp;rsquo;exception.  

 



La sculpture de VOVO aux Saintes Maries de la Mer. 

 



(1) : interview de Roland Chassain sur T&amp;eacute;l&amp;eacute; Miroir.
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(2) : Fonds Baroncelli Palais du Roure (Avignon).
 


(3) : Bernard Dumarcher : La Dynastie des Raynaud 1904-2004
 


(4) : &amp;laquo; Sel et Bouvino &amp;agrave; Salin de Giraud &amp;raquo;, article de M. Audema
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; publi&amp;eacute; dans le n&amp;deg; 111 du Bulletin des Amis du vieil Arles
&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; de juillet 2001.  

 


(5) : Source G. Hugues repris sur ffcc.com.
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;</description><pubDate>26/04/2011 17:32:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=38</link></item><item><title>La Croix de Camargue</title><description>

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La Croix de Camargue pr&amp;egrave;s du Pont du Mort, face &amp;agrave; l&apos;&amp;eacute;tang des Launes. 

 

En 1924, le Marquis Folco de Baroncelli demande &amp;agrave; son ami Hermann Paul de dessiner, en hommage &amp;agrave; sa ch&amp;egrave;re Camargue, une croix symbolisant les vertus th&amp;eacute;ologales : la foi, l&amp;rsquo;esp&amp;eacute;rance et la charit&amp;eacute; (Premi&amp;egrave;re Ep&amp;icirc;tre de saint Paul aux Corinthiens). Ce n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;en 1926 que le projet prit v&amp;eacute;ritablement forme. Selon l&amp;rsquo;anecdote, l&amp;rsquo;esquisse originale pr&amp;eacute;voyait des fleurs de lys en guise de terminaison des branches de la croix. Mais le mar&amp;eacute;chal-ferrant G&amp;eacute;d&amp;eacute;on Barbanson, qui forgea la toute premi&amp;egrave;re croix avec son fils Joseph dans son atelier de la Place de la R&amp;eacute;volution, prit l&amp;rsquo;heureuse initiative de remplacer les fleurs de lys par des tridents pour lui donner une apparence plus camarguaise et moins monarchique. C&amp;rsquo;est probablement &amp;agrave; cause de ces 3 tridents tr&amp;egrave;s &amp;eacute;vocateurs que la Croix de Camargue est parfois rebaptis&amp;eacute;e Croix Gardianne ou Croix des gardians.
&amp;nbsp;

G&amp;eacute;d&amp;eacute;on Barbanson avec son fils Joseh.
(Photo : collection priv&amp;eacute;e de la famille Barbanson)  

 

La Croix de Camargue poss&amp;egrave;de une forte valeur symbolique. La foi est mat&amp;eacute;rialis&amp;eacute;e par la croix aux 3 tridents, un c&amp;oelig;ur central repr&amp;eacute;sente la charit&amp;eacute; et l&amp;rsquo;esp&amp;eacute;rance est figur&amp;eacute;e par une ancre, &amp;eacute;voquant &amp;agrave; la fois les p&amp;ecirc;cheurs et la barque des Saintes Maries. On retrouve &amp;eacute;galement la r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence biblique de l&amp;rsquo;ancre marine dans l&amp;rsquo;Ep&amp;icirc;tre aux H&amp;eacute;breux &amp;laquo; le seul refuge a &amp;eacute;t&amp;eacute; de saisir l&amp;rsquo;esp&amp;eacute;rance qui nous &amp;eacute;tait propos&amp;eacute;e. Cette esp&amp;eacute;rance, nous la poss&amp;eacute;dons comme une ancre de l&amp;rsquo;&amp;acirc;me, s&amp;ucirc;re et solide &amp;raquo;.
&amp;nbsp;
La Croix fut inaugur&amp;eacute;e par le Comit&amp;eacute; des amis du Marquis de Baroncelli le 7 juillet 1926. Elle aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; install&amp;eacute;e sur un terre-plein jouxtant la recette postale &amp;agrave; l&amp;rsquo;endroit o&amp;ugrave; se trouve aujourd&amp;rsquo;hui le b&amp;acirc;timent du &amp;laquo; Grand Large &amp;raquo;. De nombreuses personnalit&amp;eacute;s appartenant au monde des lettres, des sciences, de l&amp;rsquo;art et de la bouvine assist&amp;egrave;rent &amp;agrave; cet &amp;eacute;v&amp;egrave;nement parmi lesquelles le po&amp;egrave;te Joseph d&amp;rsquo;Arbaud, Rul d&amp;rsquo;Elly, Maguy Hugo (petite fille de Victor), Madame de la Garanderie, Fonfonne Guillerme, la famille des &amp;eacute;diteurs Aubanel et Hermann Paul (1).
 

 
En 1937, la Croix fut transf&amp;eacute;r&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e ouest du village &amp;agrave; proximit&amp;eacute; du Pont du Mort o&amp;ugrave; elle fut enti&amp;egrave;rement restaur&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;initiative d&amp;rsquo;Hermann Paul. Depuis, elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;autre c&amp;ocirc;t&amp;eacute; du canal des Launes o&amp;ugrave; elle tr&amp;ocirc;ne encore dans un paysage embl&amp;eacute;matique du village des Saintes Maries de la mer. Malheureusement, la croix originelle ayant &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;rob&amp;eacute;e &amp;agrave; plusieurs reprises, celle que l&amp;rsquo;on peut voir aujourd&amp;rsquo;hui n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;une r&amp;eacute;plique. 

 


Carte postale du d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 50.
(Editeur : S.I. Lyon)
 
 

&amp;nbsp;</description><pubDate>26/04/2011 17:19:00</pubDate><link>http://www.renaissance-saintoise.org/comments.asp?id=37</link></item></channel></rss>
