La cabane de gardian

Publié 03/12/2008 14:48:00 - Patrimoine et culture

La Mairie des Saintes Maries de la Mer vient d’entreprendre une procédure pour le rachat d’une cabane de gardian située à l’entrée ouest du village dans le but de la démolir afin d’installer, à la place, des bancs publics et des arbres. Avant que les bulldozers municipaux n’entrent en action pour détruire, encore un peu plus, l’identité camarguaise et la mémoire de notre village, nous vous proposons d’esquisser un bref rappel historique et culturel tout en apportant notre éclairage sur les intentions réelles de la municipalité. Il est bien évident que notre association mettra tout en œuvre pour empêcher la réalisation de ce projet destructeur, onéreux et inutile.


pour illustrer le caractère patrimonial et culturel des cabanes camarguaises nous vous invitons  à visiter le site de Christian Lassure qui propose un travail  remarquablement documenté sur l'évolution de la cabane camarguaise au XXe siècle. Le chapitre consacré aux "cabanes du front de mer" montre bien la magnifique cabane du Pont du Mort  (ou Maure) que la Mairie veut démolir.


(pour accéder au site, cliquez sur l'image ci-contre)




Cabanes de Camargue (1)

 

Jusqu’au début du XXe siècle, la cabane constituait le principal habitat des camarguais de condition modeste. Qu’ils soient pêcheurs, gardians, ouvriers des salins et de l’agriculture, vanniers ou bergers, les habitants du Delta du Rhône, pays au sol sans pierre, utilisèrent les matériaux essentiellement végétaux trouvés sur place pour construire, à peu de frais, leurs demeures.

 

Dans la Camargue préindustrielle, le roseau des marais est utilisé pour la réalisation des murs et de la toiture des cabanes. Correctement posé, il constitue un excellent isolant. Si la cabane est parfaitement adaptée à la nature limoneuse du sol camarguais, elle l’est également aux conditions climatiques du lieu qui se caractérisent notamment par des pluies rares mais très violentes, un fort ensoleillement et des vents puissants. Son abside arrondie tournée au nord offre une résistance minimale au mistral dont la vitesse peut dépasser les 100 km/h. La toiture est composée de deux versants fortement inclinés pour  permettre la bonne stabilité des roseaux et assurer un écoulement correct des eaux de pluie. Les ouvertures, qui parfois se limitent à la porte, sont étroites alors que les murs et une partie de la toiture sont recouverts d’un enduit blanc pour protéger la cabane du soleil.

 

La cabane aux murs de roseaux.

 

La cabane, qui ne comporte aucune fondation, est construite sur un sol de terre battue. Les murs latéraux sont constitués par des piquets verticaux auxquels sont clouées des tiges souples de saules (coundorso) , permettant d’épouser la forme arrondie de l’arrière de la cabane. Sur cette armature, les roseaux sont cousus par petites gerbes de 10 cm de diamètre (manons), au moyen d’un fil végétal ou métallique. Les murs sont le plus souvent recouverts d’un enduit de mortier à base de chaux (cacho-faio) . Le mur pignon et un poteau situé à l’arrière de la cabane supportent la poutre faîtière (arrenié-mestre). La travette, située au fond, dans l’axe de l’abside, traverse la couverture. Son extrémité peut être recouverte d’une corne de taureau ou barrée transversalement d’une pièce de bois pour former une croix en guise de symbole de protection.  Par grand vent, on y noue une corde que l’on fixe à une pierre fichée dans le sol de façon à amarrer la cabane.

 

La cabane mythifiée.

 

A partir du XXe siècle, les camarguais peuvent se procurer des matériaux de construction plus résistants pour un coût abordable. Peu à peu, la tuile mécanique, les briques et le ciment remplacent le roseaux fragile et inflammable. La tuile ne permettant pas aisément de couvrir des formes arrondies, l’abside disparaît et l’orientation n’est plus aussi strictement déterminée par la direction du mistral.

 

Alors que la cabane paraît irrémédiablement condamnée, le mouvement de la Natioun Gardiano créé en 1904, qui vise à maintenir les spécificités locales, les traditions, la langue provençale et à propager la doctrine félibréenne, dessine, sous l’impulsion du Marquis de Baroncelli, l’image mythifiée d’une Camargue sauvage et pittoresque. La cabane y trouve naturellement toute sa place aux côtés des paysages vierges, des flamants roses, des taureaux, des chevaux et des gardians. Ce phénomène, qui remet à l’honneur la cabane laisse dans l’ombre ses habitants ancestraux et devient la « cabane de gardian ». Ainsi, la chaumière camarguaise devenue cabane de gardian représente désormais un des symboles les plus forts de la Camargue.


(1) La description des cabanes de Camargue a été faite à partir d'un texte écrit par Evelyne Duret, publié sur le site "patrimoine de la ville d'Arles"   www.patrimoine.ville-arles.fr 


 

Au tout début des années cinquante, alors que le village des Saintes Maries de la Mer est en pleine reconstruction, le Sénateur Maire Roger Delagnes, conscient du risque de voir disparaître le caractère traditionnel du village, décide de créer, à l’entrée ouest du village, une zone réservée à la seule construction de cabanes camarguaises. Ainsi, entre la mer et l’étang des Launes, la présence de ces cabanes contribue à mieux intégrer le village dans le paysage qui l’entoure tout en soulignant son identité camarguaise qui tend malheureusement à disparaître.

 

Du mobilier urbain en guise de mémoire.

 

Aujourd’hui, les autorités municipales s’apprêtent, sans le moindre état d’âme, à détruire un objet de mémoire et de tradition. N’est-il pas navrant de constater, alors qu’en 1950 malgré l’urgence de la reconstruction les édiles avaient su exercer leur devoir de mémoire, qu’aujourd’hui, dans une Camargue prétendument vouée à l’excellence environnementale et patrimoniale, l’on entreprenne la démolition d’un symbole de notre conscience camarguaise. 




La cabane de gardian qui doit être démolie a été construite en 1951 par des artisans cabaniers.

 

Autres temps, autres soucis et autres moeurs. Ainsi, La commune des Saintes projette de détruire une des premières cabanes camarguaises, construite en 1951, pour aménager « un lieu de mémoire avec des bancs, des arbres et des panneaux expliquant l’histoire, la faune et la flore de Camargue ». Selon le premier magistrat de la commune,  le motif de la destruction de la cabane tiendrait au fait que : « la Croix de Camargue n’est pas visible de la route » . 


 

La cabane est tombée sur le cheval.

 

Pour autant que nous puissions comprendre l’intention, il s’agirait finalement de permettre aux automobilistes de visiter ce lieu de mémoire et de découverte depuis la route. Faut-il préciser que la cabane dont il est question fait partie intégrante dudit lieu de mémoire ? En somme, le Maire des Saintes envisagerait de détruire un lieu de mémoire pour le rendre plus visible ! C’est un peu comme si les égyptiens, au titre du devoir de mémoire,  détruisaient les pyramides au motif qu’elle cachent la vue sur le désert.

 

Comble de l’ironie, cet endroit est baptisé « Crin-Blanc » avec toute la symbolique que représente la cabane de gardian dans le récit de Denys Colomb de Daunant immortalisé par le film d’Albert Lamorisse. Le fougueux cheval, dont une statue, un peu ridicule, semble régler la circulation au carrefour de la Place Mireille ne doit pas regretter de s’être enfui dans l’infini de la mer.




Cette photo prise depuis la route montre bien que la cabane ne gène pas la vue sur la Croix de Camargue.

 

Stationnez, il n’y a plus rien à voir.

 

S’agissant de mémoire, il n’est pas inutile de rappeler le contexte afin d’éclairer la véritable intention qui se cache derrière un prétexte aussi ridicule. En effet, le projet de la municipalité vise, en réalité, à construire à proximité de l’endroit où se trouve la cabane, un méga parking et/ou  une aire de grand rassemblement, à même l’étang des Launes, en détruisant au passage un des lieux et un des paysages les plus emblématiques des Saintes et de la Camargue. Comment le Maire des Saintes peut-il affirmer que « l’objectif n’est pas de construire un parking », alors que le futur PLU de la commune prévoit précisément de construire à proximité de cet endroit une aire de stationnement capable d’accueillir 984 emplacements de caravanes et/ou 1026 places de voitures et 41 places de cars. De fait, la partie de l’étang des Launes qui jouxte les cabanes de gardian serait classée « AULa » ce qui permettrait de réaliser sur ce site fragile et protégé, des constructions afférentes à une aire de grand rassemblement et à un parking. Que restera-t-il alors du lieu de mémoire ainsi que de la faune et de la flore hormis le panneau municipal ?

 

Un « joli projet ».

 

Si l’on ajoute au méga parking le projet d’extension du port, de l’ordre de 500 anneaux, dont on peut supposer qu’il se situerait dans le prolongement de l’actuel Port Gardian, comment pourrait-on croire un seul instant que l’aménagement du Pont du Mort serait motivé par le seul souci de créer un lieu de mémoire et de contemplation de la nature. Il est clair que l’objectif réel vise à réaliser le futur rond point de « Crin-Blanc » avec une bretelle routière qui rejoindra le méga parking en longeant ce qu’il restera des cabanes camarguaises. Ainsi, les automobilistes pourront passer sur le lieu de mémoire, mais il n’y aura plus rien à voir.  Du reste, il  n’est pas improbable que le même type d’opération soit envisagé à partir de la route d’Arles, au travers de l’étang des Petites Launes, pour permettre aux automobilistes de rejoindre le méga parking du côté opposé. Ainsi, au nom de la mémoire, du patrimoine, de la faune et de la flore on aura remplacé la nature par le bitume. « Joli projet ! » pour reprendre l’expression du Maire.




Il y a suffisamment de place autour de la Croix de Camargue pour aménager un esopace dédié à la mémoire et à l'observation de la nature sans qu'il soit nécessaire de détruire la cabane de gardian.

 

Aménagement du bord de mer.

 

Le Maire des Saintes, en démentant formellement la rumeur selon laquelle l’objectif de la commune serait la construction d’un parking, justifie ainsi sa démarche : «  si nous souhaitons récupérer le terrain, c’est dans le cadre de la quatrième tranche d’aménagement du bord de mer ». Voilà qui n’est pas fait pour nous rassurer. En effet, il suffit de voir le « terminal » de la troisième tranche aménagé en aire de stationnement destinée aux camping-cars, pour imaginer ce à quoi nous devons nous attendre pour la quatrième tranche. Pauvres cabanes camarguaises, si seulement elles avaient des roues et un moteur diesel, elles auraient certainement droit à la vénération municipale.




On ne peut pas dire que la municipalité saintoise ait mis à profit la réalisation de la troisième tranche de l'aménagement du bord de mer pour aménager un lieu de mémoire et d'observation de la faune et de la flore camarguaise. Qu'en sera-t-il de la quatrième tranche ?

 

Les travaux d’aménagement du bord de mer étant principalement financés par l’Etat, la Région et le Département, nous allons solliciter ces différents organismes publics afin de connaître leur position au regard du projet de destruction de la cabane du Pont du Mort. En ces temps de crise financière et de raréfaction de l’argent public, le citoyen contribuable a bien le droit de savoir à quoi sert l’argent qu’il verse au titre de l’impôt. Bien que nous ne disposions d’aucun élément officiel relatif au coût de cette opération, nous pouvons estimer que le budget engagé pour le rachat de la cabane, sa démolition et l’aménagement du lieu devrait s’élever, au minimum, à 150000 euros. Et tout ça pour quelques bancs publics. 




Aujourd'hui, ce qu'il y a de plus indigne au regard du devoir de mémoire n'est-il pas l'état pitoyable dans lequel se trouvent les panneaux relatant l'histoire des cabanes de gardian et le sens de la Croix de Camargue ? Pourtant, leur remise en état ne coûterait pas bien cher. Par la même occasion il serait bon de rectifier la date de la mort de Hermann Paul qui est 1940 et non 1950 comme cela est indiqué sur le panneau actuel.



 

Stationnez, il n'y a plus rien à voir !


 



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 02/05/2012 18:32:01         Commentaire 19 par : GR

Dans la technique de construction des cabanes camarguaises, la travette (petite poutre) située au fond et dans l’axe de l’abside (côté arrondi de la cabane) traverse la couverture. A l’origine, lorsque les cabanes étaient réalisées en roseaux, cet appendice pouvait être utilisé pour amarrer la cabane, avec une corde nouée, en cas de grand vent. Le plus souvent, Elle est barrée transversalement d’une pièce de bois pour former une croix qui joue un rôle symbolique de protection. Ainsi, par construction, la croix se situe dans l’axe de l’abside ce qui lui confère cette position penchée.



 02/05/2012 10:13:31         Commentaire 18 par : simon

pourriez-vous me dire pourquoi toutes les croix sur le faîtage des cabanes de gardians sont penchées
mercibeaucoup



 30/04/2012 10:26:54         Commentaire 17 par : miflo

Nous sommes de tout coeur avec vous.Je croyais que la municipalité des Saintes était la pour défendre un des paysages les plus sauvages de notre pays et je vois qu'il n'en ai rien .Je suis profondément déçue.Nous venons régulièrement aux Saintes et jamais nous ne nous lassons d'admirer ce paysage et tout le patrimoine culturel qui en fait ce lieu unique.A quand un hotel 3 étoiles à la place de l'église?? Profit quand tu nous tiens...
Allez courage,battez vous jusqu'au bout



 19/02/2012 13:58:06         Commentaire 16 par : DANIELE

Tous et toutes qui défendent les cabanes camargaises je viens de voir le reportage aux infos, tenez bon, résistez, faites du bruit et faites savoir au maire que ma famille et moi-même faisons plusieurs centaines de km pour admirer ce trésor, la camargue... réserve naturelle ????? il se moque de qui le maire ???? sa fonction, son titre, son attitude de seigneur et maitre !!! nous sommes en 2012 et il serait bon qu'il se souvienne qu'il représente primo TOUS ses adminitrés et secundo que le patrimoine ne lui appartient pas, il est à tous, j'ai eu tant de plaisir à y conduire mes amis hollandais, 3 générations sont venus admirer ce lieu unique et ils en ont gardé un souvenir éternel, alors qu'il ne nous fasse pas croire que son projet est touristique.
Faites remonter votre colère jusqu'à notre ministre de la culture, battez vous et sauvez les cabanes
Bon courage
Avec mon soutien pour votre combat
Danièle JUAN



 15/07/2010 18:16:10         Commentaire 15 par : betty

Je suis scandalisee par la destruction des cabanes de gardians. Je pense qu'il faudrait encourager la construction de nouvelles cabanes en Camargue, au lieu de laisser construire n'importe quoi. C'est une région privilégiée, il faut conserver au maximum ses traditions.



 09/05/2010 18:49:28         Commentaire 14 par : mambe

je suis bien d'accord avec vous ! il ne faut pas que cette superbe cabane de gardian ne quitte ce lieu !
je rentre des Stes Maries de la Mer et je suis scandalisée de lire ceci ! cette cabane ne gene pas la vue bien au contraire !
Toutes ses splendides cabanes doivent rester et nous devrions meme continuer sa construction si typique en ce leu ;
je suis contre un parking à cet endroit !
j'espère que ce projet n'aboutira pas de tout mon coeur !
amitié d'une amoureuse de ce merveilleux coin de Camargue !



 17/04/2010 12:23:20         Commentaire 13 par : laure

" Ai pensa qu'en sauvant la cabano de sagno e lou rode sóuvert di saladello en flour, èro li tradicioun d'un pople e sis amour qu'aparavias contre l'isagno..." Folco de Baroncelli
continuons donc : la mémoire et l'histoire des Saintes sont bien là, dans ces cabanes de sagnes que Lou Marquès voulait déjà sauver de "l'isagno" qui resurgit aux Saintes avec ces projets.
et on peut aussi citer Théodore Monod :
" Notre civilisation est à certains égards inhumaine, profondément inhumaine, parce qu'elle a opté pour le plus contre le mieux, c'est-a-dire pour la quantité plutôt que la
qualité. On pourrait aussi dire pour l'avoir plutôt que l'être. Cela donne des hommes vides aux mains pleines...".THEODORE MONOD



 08/02/2010 11:31:39         Commentaire 12 par : camargue

j ai signé la pétition pour sauver la cabane de gardian
je suis de la région de Boulogne sur mer mais la camargue que je connais depuis maintenant 30 ans (j ai 40 ans) est devenue suite à un coup de foudre (eh oui ça existe pour une région !!), ma région de coeur.

donc je me lie aux camarguais, aux saintois pour arrêter ce projet complètement inutile. arrêtez monsieur le maire de détruire l identité de notre pays au profit de parking pour de simples touristes qui veulent juste se dorer la pilule et ne connaissent absolument rien à la Camargue. Un exemple : demandez à un touriste français ce qu il retient de la Camargue, il vous répondra "le soleil et les cigales !" Ah bon c est ça ?

Non notre pays a des valeurs ! donc gardons ce que nos anciens nous ont légué et arrêtons de transmettre à nos enfants des parkings comme image de nos régions !!!

j espère que ce projet de démolition n aboutira pas !

Camargue



 25/05/2009 21:41:08         Commentaire 11 par : Un Dou Var

En 1944 lou simbèu de Folco de Baroncelli e li dos cabano de gardian adjacènto fuguèron chaplado pèr la chourmo dou IIIe Reich.
Roulan CHASSAIN proumié conse di Santo Mario,mai
"fourestié de Camargo",es ti qu'a counsciènci que pauso si boto dins la draio d'aquest davancié gaire glourious?
Osco Prouvènço! Osco Camargo!
Gramaci à la reneissènço santènco, pèr soun acioun dins la defènço dou palun di launo e la cabano dou pont di mort.



 24/04/2009 07:20:46         Commentaire 10 par : lou soleil

il a raté sa vocation, c'est pas politicien mais ferrailleur qu'il aurait du faire, nous nous voulons que la Camargue reste libre, intacte, belle, lumineuse, unique, et cela ça dérange , même nos pauvres tamaris en ont fait les frais, ils sont déracinés, eux aussi!!!rien de doit lui faire de l'ombre.



 12/04/2009 17:47:59         Commentaire 9 par : Jacky

Coucou Bernard, comme promis j'ai laissé un message pour contrer, je l'espère ce proget, qui tient à coeur a tant de personnes. Encore merci pour l'excellente passée en votre compagnie à vous trois. Un régal, vraiment. Bisous, bisous. A bientot



 12/04/2009 17:44:44         Commentaire 8 par : Jacky

Monsieur le Maire ne doit pas avoir les même yeux que nous, les Camarguais, pour entreprendre une telle action... Je m'associe, de tout coeur à vous pour soutenir ce projet d'avortement. Insensé!!! Notre nature est trop belle, et nos coeurs seraient brisés. Sans oublier toutes les victimes, humaines et animales, qui seraient sacrifiées, au nom de quoi???



 02/04/2009 08:12:52         Commentaire 7 par : soutien au camarguais

nous avons besoin de nous tous , pour relever le défit de l'homme

laisser en paix notre nature , cette cabane face a la mer , saintois levons nous , ressoudons nos liens , nous sommes encore là , respectons nos anciens , levons notre drapeau le symbole de la croix gardiane clouée depuis 1921 sur cette cabane .

stop a la ferraille , ou nous pouvons même plus accueillir nos familles ,

ne laissons plus couper nos tamaris , mis au sol pour être remplacés par des lampadaires .

parole de saintois amoureux de notre région , fidèle de coeur , notre dame de la mer , gitans , il y a de la place pour nous tous , stop aux colères ressoudons nous .



 25/03/2009 09:06:21         Commentaire 6 par : Débla

Je m'associe entièrement au mouvement de soutien pour défendre Syvette César. Ce projet de démolition tout comme celui du parking est insensé.
Quand le béton aura tout noyé que viendront voir les touristes?
De plus ces projets attaquent directement l'identité de la Camargue, les traditions qui s'y rattachent. C'est un des plus jolis coin des Saintes Maries de la mer ...
Recevez tout mon soutien .j'ai relayé l'information pour la signature de la pétition sur mon modeste blog...



 22/03/2009 19:06:19         Commentaire 5 par : Comité de soutien

@magoriane, cette pétition n'est qu'un début. Nous vous tiendrons informée de la suite des actions engagées pour sauver la cabane de Sylvette. Merci pour votre soutien.



 22/03/2009 16:32:15         Commentaire 4 par : magoriane

je viens de recevoir la petition pour sauver cette cabane.
envisagez vous d'autres actions, si oui je suis prete à y participer.
il ne faut pas que les saintes se transforment en une ville balneaire comme tant d'autres, avec des parkings a la place de la nature.
bon courage, à bientot, amicalement,



 03/02/2009 22:56:49         Commentaire 3 par : exprima

Paragraphe : Du mobilier urbain en guise de mémoire.


Je suis persuadée de l'importance de ces deux ponts depuis de nombreuses années, les différentes cartes postales du merveilleux site "pierresèche", nous montrent, à l'évidence que ceux -ci sont indissociables de ce site et sont à protéger également, mais au fait Pont du Mort ou Pont du(des) Maure(s)? Le débat est lancé !!



 21/12/2008 19:44:27         Commentaire 2 par : roselière

Il est indéniable que la création d’un lieu de mémoire et d’observation de la nature à cet endroit là est une excellente initiative. Le panorama sur l’étang des Launes avec le village et l’église en toile de fond est magnifique. La préservation de ce paysage emblématique est un devoir et la cabane de gardian fait partie intégrante de ce paysage et de ce lieu de mémoire. Vouloir la détruire est un non sens. Pour ceux que cela intéresse, voici deux liens; un pointant sur un article paru dans La Provence et un autre sur un forum qui traite ce sujet. Il est réconfortant de voir que tous les commentaires vont dans le sens de la préservation de cette cabane de gardian.
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http://www.laprovence.com/articles/2008/11/26/640213-A-la-une-Sylvette-Cesar-se-bat-pour-sauver-sa-cabane-de-gardian.php

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http://www.info-camargue.com/camargue-forum-98-597502.html

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 04/12/2008 08:45:19         Commentaire 1 par : nethouna

j'ai lu sur Infocamargue l'entame de votre sujet et les préoccupations qui vous motivent. Ce projet est inacceptable. Il faut trouver tous les moyens possibles de mobiliser un maximum de personnes sur cette affaire et entrainer toute la camargue à votre soutien. Pourquoi pas une marche avec les manadiers, les personnes costumées pour sauver nos cabanes, une petite levée de tridents ... ca nous réchauffera de marcher ensemble pour défendre toujours et encore nos tripes.
Bougeons camarguais ! et les saintois, il faut analyser très administrativement la décision et la démonter, la contrer par tous les moyens possibles : faites des recours auprès des sénateurs, des députés, du préfet, du président de la région, du parc régional, du VVF, de l'Europe ... faites bouger la démocratie participative : on nous l'a donnée, alors usez-en ! courage.




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